Points à considérer lors du transbordement de marchandises spécialisées

29.03.2018

Quel que soit le secteur, la décision d’une entreprise de se spécialiser doit être précédée de plusieurs considérations, notamment en matière d’efficience et de demande. Toutefois, le secteur des transports routiers, qui représente plus de 50 % du transport de marchandises dans l’UE, possède ses propres particularités dont il convient de tenir compte pour chaque forme de spécialisation. Jetons un œil aux considérations suivantes de certaines spécialisations dans le domaine du transport pour vous montrer dans quelle mesure les différentes spécialisations du transport routier entretiennent leurs propres exigences.

Transport à température contrôlée

Le premier transport routier frigorifique réalisé avec succès a eu lieu en 1925 dans le secteur de la crème glacée. Depuis lors, le transport à température contrôlée s’est étendu aux secteurs pharmaceutiques, des produits de la mer, des produits laitiers, des plantes et bien d’autres. Bien que ces secteurs soient vastes et qu’ils offrent de bonnes occasions de spécialisation du transport, quelques inconvénients doivent cependant être relevés.

Par exemple, les camions qui transportent des produits frais ont une capacité de chargement inférieure à celle des camions non réfrigérés en raison de la couche d’isolation supplémentaire le long de chaque paroi ou de l’emballage. En outre, l’équipement de réfrigération ajoute suffisamment de poids au chargement pour affecter les déplacements et la vitesse.

De plus, en fonction de la température souhaitée, certains aménagements requis exigent une administration et des permis correspondants. Par exemple, lorsque de la glace sèche est utilisée pour réguler la température, il convient de fournir une identification, une classification, des marquages et un étiquetage appropriés sur l’emballage extérieur.

En d’autres termes, bien que les expéditions à température contrôlée constituent un choix populaire, elles demandent une bonne dose de prévoyance.

Transport d’animaux

Pour le transport de bétail en Europe, les transporteurs doivent être au courant de certains règlements et lois destinés à protéger les animaux contre les souffrances inutiles. Un certain nombre de documents juridiques et de contrôles ultérieurs ont été mis en place pour faire respecter à la lettre ces lois et règlements. Néanmoins, au-delà de ces lois, il existe des facteurs spécifiques auxquels doivent veiller les transporteurs de leur propre chef.

Par exemple, les transporteurs doivent tenir compte de l’alimentation, de l’abreuvement et du repos des différents animaux, dont la fréquence dépend du type d’animal. Le moment de la journée joue lui aussi un rôle dans le transport de bétail étant donné que des températures élevées peuvent accroître le risque de stress thermique et de mortalité pendant le transport. Les animaux, notamment les cochons, doivent ainsi être transportés tôt le matin ou la nuit quand il fait plus frais.

En outre, le refroidissement éolien et les périodes d’alimentation sont des facteurs dont il convient de tenir compte dans la mesure où le refroidissement éolien peut abaisser considérablement la température corporelle et les cochons peuvent souffrir d’insuffisance cardiaque lorsqu’ils sont nourris dans un délai trop proche du départ. Et, bien évidemment, il convient d’éviter de mélanger certains type d’animaux (p. ex. animaux à cornes et sans cornes).

Bien que la spécialisation dans le transport animalier puisse vous amener à vous occuper de jolis petits porcelets, il faut être bien conscient des exigences spécifiques aux animaux tout au long du processus de transport.

Transport de matières radioactives

Le transport de matières radioactives, bien qu’il soit réalisé relativement rarement, peut s’avérer aussi dangereux qu’il y paraît. Toutefois, environ 20 millions de chargements de matières radioactives sont expédiés à travers le monde chaque année sur les voies publiques, les chemins de fer et les voies maritimes, ce qui contribue à l’usage médical, à la production d’énergie, à la recherche et au contrôle de la qualité des produits. C’est pourquoi l’UE a adopté un certain nombre de directives conformément aux recommandations de l’AIEA en vue de prévenir toute fuite de matières radioactives ou d’accidents impliquant ces matières sur les routes européennes.

Par exemple, depuis que les services postaux ont commencé à autoriser le transport de matières radioactives en 1939, les transporteurs doivent emballer et libeller leurs expéditions dans le strict respect des lois. En outre, lors du transport de matières radioactives au sein de l’UE, les opérateurs doivent notifier les autorités nationales de ces expéditions. Ces opérateurs doivent également être formés sur les fondements des sciences radiologiques et sur les mesures de radioprotection d’urgence. Et, bien entendu, les fûts dans lesquels ces matières sont conservées doivent être soumis à des essais, y compris en matière de collision, d’incendie et de submersion.

Dès lors, la spécialisation dans le transport de matières radioactives implique un engagement exceptionnel dans la mesure où la sécurité des populations avoisinantes dépend des compétences de l’opérateur.

Transport de marchandises « exceptionnelles »

Le marché unique européen et l’espace économique commun ont facilité la vie de bon nombre de personnes. Cependant, chaque État membre a conservé ses propres exigences légales en matière de sécurisation et d’expédition de cargaisons hors gabarit, ce qui oblige les opérateurs à vraiment maîtriser le sujet lorsqu’ils se spécialisent dans ce type de transport. Le terme « exceptionnelles » s’applique aux cargaisons de dimensions ou de poids exceptionnels, impliquant d’autres considérations pour les opérateurs.

Étant donné que 25 % des accidents de camion sont liés à un mauvais arrimage du chargement, on peut comprendre le souci qu’ont les différents États de faire respecter ces règlementations. Néanmoins, pour des trajets couvrant plusieurs États membres de l’UE, les opérateurs doivent s’assurer qu’ils respectent des exigences divergentes non seulement en matière de sécurisation du chargement, mais aussi en ce qui concerne sa taille. De plus, si des cargaisons de dimensions ou de poids exceptionnels dépassent un certain maximum, les opérateurs doivent demander un permis spécial leur permettant de transporter ce chargement conformément à d’autres règlementations.

De ce fait, lorsqu’on décide de se spécialiser dans les expéditions « exceptionnelles », il peut valoir la peine de faire un peu de recherche sur les exigences légales en matière de sécurisation et de dimensions dans les pays avec lesquels on sera le plus probablement amené à travailler.

Et, bien entendu, les retours

Alors que chaque spécialisation apporte son lot d’avantages et d’inconvénients aux opérateurs, il y a un point négatif qui tourmente toutes les spécialisations dans le domaine du transport : les voyages de retour. Plus une entreprise de transport est spécialisée, moins ses véhicules, chauffeurs et clients seront flexibles. Par conséquent, bien que les opérateurs puissent tirer des avantages à être l’un des rares fournisseurs à offrir le transport de matières dangereuses, par exemple, ils seront pénalisés en raison d’une demande pour de tels transports beaucoup plus faible que celle de cargaisons plus ordinaires.

Ainsi, l’une des questions les plus élémentaires en économie est la suivante : se spécialiser ou ne pas se spécialiser ? Heureusement, des places de marché et des plateformes de fret telles que Teleroute sont là pour rendre ce processus plus efficient, tant pour les expéditeurs que pour les transporteurs, permettant aux fournisseurs et aux demandeurs des spécialisations susmentionnées de faire équipe et livrer des produits de manière sûre, légale et efficace.

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